Ernesto Cardenal

Al perderte yo a ti tu y yo hemos perdido :
Yo por que tú eras lo que yo más amaba
Y tú por que yo era el que te amaba más.
Pero de nosotros dos tú pierdes más que yo :
Porque yo podré amar a otras como te amaba a ti,
Pero a ti no te amarán como te amaba yo.

“Epigramas”, Antologia Esencial, Ernesto Cardenal, LOM Ediciones, Santiago de Chile, 2009

Photographie en licence CC-by-sa disponible sur Wikimedia Commons.

Santiago de Chile

Peut-être que pour pouvoir dire avec ses photos “regardez comme le monde il est beau, regardez comme il est gentil”, il faut savoir que ce n’est pas vrai, il faut le dire en ayant conscience que ça n’est qu’un sourire dans une horreur. On se doit de photographier, d’aimer, “le courage discret, l’endurance de ceux que nous côtoyons tous les jours”, de manière tendre ou violente, mais jamais avec la dégoulinante condescendance du fasciste latent.

Carlos Fernandez Correa est le premier portrait de la galerie répondant au nouveau tag chili de la galerie, qui propose un bref aperçu de l’album du même nom.